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Pollinis et l'INRA,

Article posté par Chtismis.
Paru le mercredi 3 septembre 2014 à 10:22
Vu 2044 fois.
Note : etoiles5 (2 votes)

Pollinis et l'INRA,

Aidez-nous à dresser d'urgence un état des lieux des abeilles sauvages et de la pollinisation !



Madame, Monsieur, Pollinis et l'INRA, l'Institut National de la Recherche Agronomique, ont besoin de votre aide de toute urgence, pour recenser les populations d'abeilles sauvages et évaluer le rythme avec lequel elles sont en train de disparaître dans notre pays.

Si vous le pouvez, je vous en prie, cliquez ici pour nous aider.
C'est très important. Un drame silencieux est en train de se jouer en ce moment même. Les conséquences pourraient se révéler catastrophiques pour notre environnement, la biodiversité et l'avenir même de nos cultures et de notre alimentation, si nous n'intervenons pas rapidement.
Les scientifiques sont de plus en plus nombreux à penser que les abeilles sauvages, qui assurent presque à elles-seules la reproduction et la survie de plus de 70% des plantes à fleurs à travers le monde, sont en rapide déclin – notamment en France et en Europe. Près d'une espèce de plante à fleurs sur deux serait déjà menacée d'extinction en France (1). Une étude menée par ailleurs en Hollande et au Royaume-Uni a révélé que plus de 20 % des plantes à fleurs avaient purement et simplement disparues au cours des 20 dernières années. (2)
On ne sait toujours pas avec certitude si ce déclin est dû à l'utilisation massive de pesticides de plus en plus toxiques, aux méthodes de l'agriculture intensive, avec le recul de la biodiversité, la monoculture, la destruction des haies et le recul accéléré de leur habitat naturel. Ou à toutes ces causes en même temps. Mais ce qui est certain, c'est qu'il est dangereux de continuer à l'ignorer. Il faut dresser d'urgence un panorama des populations d'abeilles sauvages qui subsistent à travers tout le territoire et dresser l'inventaire de toutes les plantes qui en dépendent pour pouvoir prendre les mesures indispensables à leur conservation.
Ces abeilles sauvages sont LE maillon clé de la chaîne alimentaire. Sans elles, pas de fleurs dans les prés et les montagnes ; pas de buisson de mûres ou d'aubépines dans les campagnes, ni de forêts de chataîgners ou d'acacias, sans parler des dizaines de milliers d'espèces d'insectes, d'oiseaux et de mammifères qui en dépendent directement. Et sans parler des cultures et des productions agricoles.
Une vaste étude menée par le Professeur Garibaldi et réunissant des équipes scientifiques dans près de 30 pays, a démontré que la production d'une grande partie des fruits et des graines avec lesquels nous pouvons nous alimenter de façon très variée, est désormais limitée parce que les fleurs ne sont pas suffisamment pollinisées. (3) Le projet Apiformes pour lequel je sollicite votre aide aujourd'hui cherche à évaluer l'état des populations d'abeilles et de pollinisateurs sauvages. Il réunit une équipe scientifique dirigée par le Professeur Bernard Vaissière du laboratoire d'enthomologie et pollinisation de l'INRA, et plus de 25 lycées agricoles répartis à travers toute la France. L'objectif est double : dresser un tableau fidèle de l'état des populations d'abeilles sauvages et de la pollinisation sur les vastes propriétés agricoles des lycées ; et sensibiliser les futurs agriculteurs aux pollinisateurs sauvages et à l'impérieuse nécessité de les protéger en pratiquant une agriculture plus respectueuse de l'environnement et des pollinisateurs dont elle dépend. C'est un projet indispensable pour notre avenir à tous, mais il a un coût.
A l'heure actuelle, nous devons trouver très vite 45 000 euros pour payer les scientifiques, le matériel d'étude et d'observation pour les lycées, le matériel d'analyse pour les chercheurs... Sans cela, le projet tombe à l'eau. Et avec lui, la première étape d'un projet ambitieux pour connaître l'état des populations d'abeilles sauvages et proposer un plan de sauvetage efficace. C'est pour cela que je fais appel à vous aujourd'hui. Pour vous proposer de participer, vous aussi, au sauvetage des abeilles sauvages, en soutenant financièrement le projet de recherche Apiformes. Il suffirait par exemple que 1000 personnes comme vous donnent 45 euros chacune, et le projet pourrait aboutir. Mais je comprends bien que tout le monde ne peut pas se permettre de donner autant. C'est pour ça que nous avons mis en place une sorte de cagnotte spéciale dans laquelle vous pouvez verser le don que vous voulez : 5€, 15€, 35€, 45€, 100€... L'important, c'est que chacun puisse participer selon ses moyens.
Pour apporter votre contribution financière au projet de recherche sur les pollinisateurs sauvages Apiformes, cliquez ici. Tout ce qu'on sait à l'heure actuelle sur les populations de pollinisateurs sauvages, c'est qu'il y a en France environ 900 espèces d'abeilles sauvages, 6000 espèces de guêpes, et un nombre inestimé de bombyles – sortes de mouches à trompe et fourrure – d'osmies, de syrphes... Tout ce petit monde est indispensable à la pollinisation : – géographiquement : la grande diversité des espèces et de leurs milieux naturels leur permet d'être présentes sur tous les terrains, et pas seulement à proximité d'un rucher ; – qualitativement : certaines espèces de fleurs ne peuvent pas être pollinisées par les abeilles domestiques, soit parce que leur floraison ne correspond pas au rythme des abeilles (fleurs hivernales, ou nocturnes comme le chèvrefeuille), soit parce que leur forme trop étroite ne permet pas aux abeilles d'aller récupérer le nectar qui se trouvent au fond – il y a même des espèces de plantes qui ne peuvent être fécondées que par une seule espèce de pollinisateur en tout et pour tout ! La grande majorité de ces petits insectes est irremplaçable. Y compris pour l'agriculture dont on sait maintenant qu'ils pollinisent mieux les cultures et permettent des productions plus abondantes qu'avec des abeilles domestiques. Et pourtant, à force de détuire les friches, les haies, les petits bois, pour transformer le moindre m2 de terre arable en champ de colza, l'agriculture intense anéantit petit à petit leur habitat naturel.
C'est une situation dramatique, qui nous amène droit dans le mur. Mais tant qu'on aura pas de preuves tangibles, scientifiques, déterminant vraiment l'ampleur des dégâts, notre appel pour interpeller les autorités publiques continuera à résonner dans le vide. S'il vous plaît, aidez-nous dans cette tâche indispensable en apportant votre soutien financier au projet Apiformes. Je vous en remercie par avance. Très cordialement, Nicolas Laarman Délégué Général Pollinis

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Commentaire n°2/2 :: un appât radical contre le frelon asiatique

Remonter Posté le 25/02/2016 par Chtismis

 
Abeilles: un appât radical contre le frelon asiatique

Un apiculteur a mis au point un dispositif astucieux capable de mettre ce redoutable dévoreur d'abeilles hors d'état de nuire. Son principe est simple: capturer les jeunes reines avant qu'elles ne fondent une nouvelle colonie.

Le frelon asiatique (Vespa velutina) n'a plus qu'à bien se tenir! Introduit accidentellement en France il y a une douzaine d'années dans des conteneurs en provenance de Chine, ce féroce prédateur d'abeilles sévit aujourd'hui sur quasiment tout le territoire national, hormis le nord des Alpes, le Jura, les Vosges, la Champagne, les Ardennes et la Flandre. Une calamité pour les apiculteurs, déjà confrontés au phénomène de mortalité des ruches, mais aussi pour les jardiniers et les agriculteurs qui ont besoin des abeilles pour assurer la pollinisation de leurs cultures, en particulier des arbres fruitiers.


Bac de capture préventive

Victime lui aussi de cet envahisseur, Denis Jaffré, apiculteur dans le Finistère et coprésident de l'Association Action anti-frelon asiatique, a trouvé une parade astucieuse pour mettre fin au cauchemar. «En 2014, j'ai perdu six ruches mais je n'ai découvert le coupable qu'à l'automne: deux énormes nids de Vespa velutina, cachés jusqu'alors par les feuilles, étaient perchés sur des arbres à moins de 200 mètres de mon rucher» confie-t-il. C'est le déclic: l'année suivante, il décide d'expérimenter pour la première fois le «bac de capture préventive» qu'il vient de mettre au point. Un dispositif aussi simple qu'efficace qui permet d'attirer et d'éliminer les reines au printemps avant qu'elles ne fondent une nouvelle colonie.
Un puissant attracteur

Le résultat est éloquent: «entre début mars, période où elles sortent d'hibernation, et fin juin, j'ai capturé 13 reines, ce qui m'a permis d'empêcher, compte tenu de la compétition à laquelle elles se livrent, la création de 3 à 4 nids dans mon environnement immédiat et de ne déplorer aucune prédation sur mes ruches» poursuit-il.

Le principe consiste à attirer ces jeunes reproductrices au moyen d'un puissant attracteur: du miel de lierre cristallisé récolté à l'automne, broyé et amalgamé avec de la cire provenant d'une ruche saine (pour éviter la propagation de parasites comme la loque américaine) que Denis Jaffré dispose dans un grand bac métallique (60 X 70 cm minimum) posé sur des tréteaux (voir photo ci-dessus). Le tout est placé à l'air libre, mais à l'abri de la pluie, dans un lieu bien éclairé en veillant à ce que le soleil ne fasse pas fondre l'appât.
Boulimie glucidique



«À la sortie de l'hiver et pendant tout le printemps, les reines ressentent une véritable boulimie glucidique, explique-t-il. En se gavant de sucre, elles accumulent les réserves d'énergie nécessaires pour leur future activité de reproductrice. Le mélange miel-cire libère des senteurs qui attirent toutes les femelles dans un rayon que j'estime à environ 1,5 km.»

La capture proprement dite s'effectue au moment de la visite quotidienne soit avec un bocal à large ouverture doté d'un couvercle , soit avec un pic à brochettes enduit de glu arboricole soit avec un petit aspirateur à main. Aucun risque de se faire piquer: «à cette période de l'année, les jeunes reines ne pensent qu'à se nourrir et ne sont absolument pas agressives» assure Denis Jaffré. En outre, contrairement à un piégeage classique, le bac de capture préventive est très sélectif: les reines de bourdons sauvages, de guêpes ou de frelons européens (inoffensif pour les abeilles) sans parler des abeilles butineuses attirées elles aussi par les effluves odorantes, ne sont pas capturées.
«Simple, efficace, sélectif et propre»

À noter que s'il n'y a pas de lierre de la région, on peut remplacer le miel de cette essence par de la cire broyée d'opercules mielleux récoltée au printemps dans des ruches saines.

Dernier avantage de cette méthode révolutionnaire: elle ne coûte rien -son inventeur (email anti-spam) dispense ses conseils gratuitement- et elle est à la portée de tous: particuliers mais aussi communes ou intercommunalités. «Les chercheurs continuent de chercher et moi je trouve en un an un truc tout simple, efficace, sélectif et bio» lance-t-il, sarcastique. Selon lui, la destruction des nids revient à environ 300.000 euros par an et par département, soit une addition de 20 à 30 millions d'euros à l'échelle du pays. Le tout en pure perte car, d'année en année, le frelon asiatique ne cesse de proliférer...
 
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Chaque coup de colère est un coup de vieux, chaque sourire est un coup de jeune. » (Proverbe Chinois)
C’est dans l’adversité que se révèlent les vrais amis. (Cicéron)
La honte n'est pas toujours la conscience du mal que nous faisons, elle est souvent la conscience du mal qu'on nous fait. (Paul Morand)
Nous sommes des Trésors de l'humanité appelés à disparaître.

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Commentaire n°1/2 :: Nous n'avons jamais été si près d'en finir avec les pesticides tueurs d'abeilles !

Remonter Posté le 12/02/2016 par Chtismis

 
Chère amie, cher ami,

Nous n'avons jamais été si près d'en finir avec les pesticides tueurs d'abeilles !
"Suite du combat pour nos amies" Chtismis


A force de marteler sans relâche notre message et rassembler les citoyens, de plus en plus de personnes prennent conscience du danger que nous fait courir l'agrochimie en nous imposant des produits qui déciment les abeilles – ces pollinisatrices indispensables à l'avenir des cultures ! – et polluent notre environnement de manière irréversible.

La presse s'empare du sujet (voir par exemple le reportage de Cash Investigation sur les pesticides et la santé de la semaine dernière), les citoyens se mobilisent (plus d'un million de personnes ont signé nos pétitions contre les pesticides néonicotinoïdes !) et même les politiques se sentent bien obligés d'écouter nos mises en garde, malgré les pressions qu'ils reçoivent des lobbies agrochimiques.

Résultat : Pendant tout le début du mois de janvier, avec le vote au Sénat d'amendements qui auraient pu épargner des millions d'abeilles, Pollinis était sur le pont :
- Nous avons fait déposer des amendements par des parlementaires bien décidés à défendre les abeilles et la nature face à leurs collègues subordonnés à l'agrochimie ;
- Nous avons mobilisé les citoyens français et européens : près de 280 000 personnes ont envoyé un message directement à leurs sénateurs pour les contraindre de voter nos amendements. Une mise sous pression peu courante, qui a porté ses fruits : au total, avec le travail d'autres associations qui poussent dans la même direction, 7 amendements ont été déposés pour interdire les néonicotinoïdes tueurs d'abeilles.

Et la bataille continue, avec un dernier round à l'Assemblée nationale le mois prochain, pour lequel nous sommes déjà en train d'aiguiser les armes !
Pour en savoir plus sur nos actions contre les pesticides tueurs d'abeilles, et pour la protection des pollinisateurs, accédez à notre newsletter en cliquant ici.



A côté de tout ce travail militant, nous menons aussi de grandes actions de préservation de l'abeille, en partenariat avec des apiculteurs et des agriculteurs, pour sauver les meubles avant qu'il ne soit trop tard, et mettre en valeur les alternatives agricoles et apicoles.

Je vous laisse découvrir tout cela dans notre journal, mais sachez que tout ce que vous lirez, toutes les actions que nous avons pu mener ces derniers temps, sont le résultat de l'implication de chacun des membres donateurs de l'association.

Sans eux, sans leur soutien sans faille au combat, rien n'aurait été possible. Aussi, je tiens à les remercier du fond du c½ur, au nom de toute l'équipe de Pollinis.

Pour rejoindre vous aussi ce noyau de membres de l'association, et permettre à Pollinis d'intensifier ses actions en faveur des abeilles, de l'environnement, et d'une agriculture durable, respectueuse des pollinisateurs dont elle dépend, vous pouvez faire un don directement sur la newsletter en cliquant ici.

Quel que soit le montant de votre contribution, sachez qu'elle sera une aide précieuse pour nous permettre de financer le travail de notre équipe, que ce soit au niveau de la recherche scientifique, de la veille sur les nouveaux pesticides autorisés, du comité de vigilance que nous avons mis en place pour surveiller les mouvements des lobbies agrochimiques auprès des institutions européennes, ou tout simplement des nombreux projets de conservation et protection de l'abeille qui ont désespérément besoin de financement.

Je vous remercie par avance pour votre soutien, et vous souhaite bonne lecture de notre newsletter !





Nicolas Laarman

Délégué général

POLLINIS




POLLINIS Association Loi 1901
143 avenue Parmentier – 75010 Paris www.pollinis.org
 
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