Huile de palme : un Côte d'Orien contre l'exploitation

Si le débat sur l’huile de palme s’est ouvert en France suite à des études évoquant d’éventuels risques sur la santé, l’homme n’est pas la seule victime de l’huile de palme. Depuis des années en effet, des nombreuses associations déplorent les ravages de la culture de cette huile sur la forêt. Patrick Rouxel, un Côte-d’Orien, est de ceux-là. Journaliste, il a longtemps vécu en Asie du Sud-Est, et s’intéresse à ce problème depuis de longues années. Il en a fait un film, Green, récompensé par de nombreux prix à travers la planète. Pour son documentaire, le Côte-d’Orien a pris l’exemple de l’Indonésie, où il tourne actuellement un nouveau reportage, pour montrer les ravages faits par l’huile de palme. Racontant l’histoire d’une femelle orang-outan, il explique comment l’huile de palme et son utilisation par l’industrie agroalimentaire dévastent certaines régions du monde. Rentable, la culture de cette dernière entraîne en effet une déforestation massive. En clair, les forêts sont rasées ou brûlées afin d’y installer à la place une culture intensive des palmiers. Car l’huile de palme, c’est un business en or. Sa production à l’hectare est par exemple dix fois plus rentable que celle du soja. Sauf que les pays producteurs, attirés par une manne importante, ont totalement déstabilisé leur écosystème. Pour information, si Green, l’héroïne du film de Patrick Rouxel est aujourd’hui paralysée, ce sont 5 000 orangs-outans qui meurent tous les ans en raison de la destruction de leur habitat naturel.


Article écrit par pathinini le lundi 17 décembre 2012 à 07:50

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